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Tous les plus vieux vins du monde...

publié le 23 oct. 2013 à 00:49 par Arnaud DELION
STRASBOURG (AFP) - Avec sa robe brillante et ambrée, son nez fin et ses arômes de vanille, noisette ou camphre, le "plus vieux vin du monde" en fût, un vin blanc d'Alsace millésime 1472, vieillit depuis plus de 500 ans dans la cave des Hospices civils de Strasbourg.

Après 531 ans dans son tonneau, "c'est extraordinaire que ce soit encore du vin", commente Philippe Junger, le responsable de la cave historique ouverte samedi et dimanche au public à l'occasion des Journées du Patrimoine.

"Le vieillard a conservé une étonnante verdeur", et un "nez puissant, très fin", a conclu en 1994 un test de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression de fraudes), analyses chimiques à l'appui.

Ce vin blanc, dont la robe a aujourd'hui la couleur ambrée du chêne, titre désormais à 9,4 degrés, avec une teneur en extrait sec (ensemble des matières solides constitutives d'un vin) particulièrement élevée qui garantit d'ailleurs la persistance du vin d'origine, précise M. Junger.

"Environ 1% de son volume s'évapore chaque année, c'est la part des anges. On ajoute donc une bouteille d'un vin sec chaque trimestre. Mais dans ce tonneau, il y a au moins l'extrait sec de 300 litres de vin de 1472, alors ça reste le vin de 1472", assure cet ancien cuisinier passionné, qui explique la survie de ce cru notamment par son acidité.

"C'est un vin de nez, très acide en bouche. Il est extraordinaire mais il ne faut pas en abuser", ajoute encore celui qui a eu le privilège de le goûter après le général Leclerc, dernier goûteur officiel en novembre 1944 du plus vieux vin du monde en fût "jusqu'à preuve du contraire".

Célèbre dès le XVIIe siècle, ce breuvage est aujourd'hui le "trésor" de la cave strasbourgeoise, commente le directeur de l'hôpital civil, Pascal Picard, qui précise que sa cave génère chaque année un bénéfice de quelques dizaines de milliers d'euros.

Depuis dix ans, l'hôpital, également négociant en vins, a en effet signé une convention avec une quarantaine de vignerons d'Alsace qui donnent leur meilleur cru à élever sous ces voûtes de 1395, seuls vestiges de l'ancien hospice civil incendié en 1716.

Loin de l'époque où l'hôpital acceptait des vignes en échange d'une opération et produisait son propre vin, quelque 150.000 bouteilles labellisées "Hospices de Strasbourg" continuent ainsi à sortir chaque année de ces fûts de chêne. Et 3.000 d'entre elles, laissées en loyer par les viticulteurs alsaciens, rejoignent des crus de toute la France sur les rayons du magasin de la cave.



Vieux comme le (Nouveau) Monde:

Voilà 535 ans qu'il sommeille dans la cave des Hospices de Strasbourg. Le plus vieux vin du monde en fût, un alsace du millésime 1472, constitue, on s'en doute, un véritable trésor pour cette institution créée en 1395. Chaque année, curieux et amateurs viennent par milliers se recueillir devant cette incroyable pièce de collection, en tentant de resituer historiquement l'époque à laquelle ce breuvage fut vendangé.

On ne dérogera pas ici à cette règle, en rappelant qu'en 1472, Christophe Colomb devait encore attendre 20 ans pour découvrir les Amériques, que Nicolas Copernic était encore à l'état de spermatozoïde, tandis que Charles le Téméraire, ennemi juré de Louis XI, envahissait la Normandie. Voilà un vin, qui sans même y avoir trempé le bout des lèvres, donne le tournis.

Au XVe siècle, l'Alsace est déjà reconnue pour la qualité de ses vins (et peut-être d'ailleurs bien plus qu'à l'heure actuelle).

LE VIN DE LOUIS XVI:


Des plongeurs ont remontés d’une épave en mer Baltique une bouteille du plus vieux champagne encore buvable dans le monde, un flacon de Veuve Clicquot qui aurait été envoyé par Louis XVI dans les années 1780. Cette fabuleuse découverte de ce champagne bicentenaire, encore effervescent et « au goût fabuleux » selon une œnologue qui l’a goûté, a été faite par 55 mètres de fond au large des îles Aaland, un archipel situé à mi-chemin entre les côtes suédoises et finlandaises. « Nous sommes en contact avec (le fabricant de champagne) Moët & Chandon et il est sûr à 98% qu’il s’agit de Veuve Clicquot », a déclaré Christian Ekström, le chef de l’équipe de plongeurs. Cela date du 6 juillet, mais l’équipe a gardé le secret jusque-là car plus de trente flacons au moins se trouvent encore dans les eaux de la Baltique. Les conditions de conservation étaient parfaites : absence de lumière et température froide constante. « La visibilité était très mauvaise, à peine un mètre. On n’a pas réussi à trouver le nom du navire, ni une cloche, alors j’ai remonté une bouteille pour trouver une date », raconte Christian Ekström. « Selon nos archives, la bouteille est des années 1780. Or, Veuve Clicquot a commencé sa production en 1772, et ensuite les premières cuvées ont été élevées pendant dix ans, donc ça ne peut pas être avant 1782. Et cela ne peut pas être après 1788-89 avec la Révolution française qui a paralysé la production », dit-il. Sur le bouchon figure la mention « Juclar », des lacs d’Andorre d’où viendrait le liège, l’étiquette est bien sur illisible. Ella Grüssner Cromwell-Morgan, une œnologue d’Aaland nous dit: « Le vin est absolument fabuleux. Il y a encore de jolies et fines bulles ». « Une piste sérieuse est qu’il s’agit d’une livraison du roi Louis XVI à la cour impériale russe. Le fabricant a trace d’un envoi qui n’est jamais arrivé à destination ». Si la date et la provenance étaient confirmées, il s’agirait du plus vieux champagne buvable au monde, un record détenu par un Perrier-Jouët de 1825, dégusté l’an dernier par des œnologues. « La robe est d’un or sombre, ambré. Le nez est très intense, avec beaucoup de tabac, mais aussi des raisins et des fruits blancs, de chêne et d’hydromel. La bouche est vraiment surprenante, très sucrée, mais avec tout de même de l’acidité. Cela s’explique par le fait que le champagne était beaucoup moins sec à l’époque, où l’on maîtrisait mal le processus de fermentation », ajoute l’œnologue. L’experte évalue le prix de départ de chaque bouteille pour une mise aux enchères à environ 500 000 couronnes suédoises (53 000 euros). « Mais s’il s’agissait du vin de Louis XVI, cela pourrait dépasser plusieurs millions »

Le PLUS VIEUX CHAMPAGNE:

La maison de champagne Perrier-Jouët vient de déboucher la plus vieille bouteille de champagne du monde : 1825. Une puissance intacte.

Qu'est-ce qui peut faire se déplacer les douze meilleurs palais du monde ? Ils ont tout dégusté, connaissent tous les terroirs de la planète et ils possèdent une mémoire encyclopédique sur tout ce qu'ils ont déjà goûté. Pourtant, trois Anglais, deux Français, deux Japonais, un Américain, un Chinois, un Finlandais, un Italien et un Suédois n'ont pas hésité à se donner rendez-vous à Reims un matin de mars 2009.

Le menu était alléchant. La maison Perrier-Jouët avait décidé de déboucher, à l'occasion du lancement de sa cuvée Belle Époque 2002, une vingtaine de millésimes d'anthologie. Jugez-en : 1825, 1846, 1858, 1874, 1892, 1906, 1911, 1928, 1952, 1955, 1959, 1964, 1971, 1975, 1976, 1982, 1985, 1995, 1996, 2002. De mémoire d'expert, jamais une telle palette n'avait été présentée. Fantastique plongée dans le temps, pleine d'enseignements.

Certes, de-ci, de-là, quelques vieux et grands flacons de champagne ont déjà pu être dégustés comme Perrier-Jouët 1892 et 1911, Pol Roger 1911, 1914 et 1921, Bollinger 1924 et 1928 ou encore Heidsieck Monopole 1907, un tout petit millésime, retrouvé quatre-vingts ans plus tard dans un bateau coulé dans la Baltique par un sous-marin allemand en 1916 : ils étaient tous en grande forme. Mais jamais une telle dégustation d'ensemble n'avait été possible. On comprend pourquoi tous ces experts, par ailleurs fort occupés, avaient pris le temps de se déplacer à Reims. «Je n'allais tout de même pas rater un événement pareil», glissait Ch'ng Poh Tiong, qui venait de Singapour.

La perfection absolue

Première question, étaient-ils buvables ? Non seulement, ils étaient buvables, mais ils étaient géniaux. Le 1911 était d'une perfection absolue, le rare 1874 superbe et le 1825 d'une grande tenue. Pour Richard Juhlin, auteur suédois fécond sur le champagne, «le 1874 démontre que l'époque était capable de ­produire des vins absolument magiques». Un seul accident était à déplorer : le 1892 était ­bouchonné (mais une autre bouteille dégustée il y a quelques années était grandiose). Il faut dire que tous les bouchons, y compris celui de 1825, étaient d'origine, ce qui laisse songeur sur la qualité du liège et du bouchage de l'époque. Seules les ficelles qui tenaient les bouchons au XIXe siècle avaient été remplacées par des agrafes.

Deuxième question, comment est-ce possible ? Certains vins rouges comme les grands bordeaux ou les grands bourgognes sont connus pour être capables de résister aux épreuves du temps. La maison Bouchard Père et Fils à Beaune en fait régulièrement la démonstration en servant à quelques happy few de vénérables et superbes flacons du XIXe siècle. Une splendide dégustation à Yquem avec, entre autres, des 1921, 1928 et 1929 d'anthologie, avait aussi démontré que les grands liquoreux avaient cette capacité. Mais pour le grand public, le champagne «ne se garde pas».

Or les champagnes, non seulement se gardent, mais ils peuvent devenir absolument magiques au vieillissement. Si la recherche scientifique est très loin d'en avoir percé le secret malgré des études très poussées sur les acides aminés et la réaction de Strecker, la qualité des terroirs champenois associée au gaz carbonique des bulles, un antioxydant par définition, forment sûrement un début d'explication.

Autre enseignement de cette verticale, c'est ainsi que l'on nomme la plongée dans le temps d'un même vin, le champagne a toujours su s'adapter à son public. En 1847, Charles Perrier, le fils du fondateur, écrivait sur son livre de cave : «Maintenant, les Anglais n'aiment plus le champagne très sucré.» Avec le millésime 1846, Perrier-Jouët invente le style moderne du champagne tel qu'il triomphe aujourd'hui avec pureté et élégance, un style que la marque a ensuite préservé jusqu'à nos jours.

Pour revenir au fameux 1825, le plus vieux champagne du monde inscrit au livre Guinness des records, sa dégustation montre qu'il possède une puissance phénoménale que ne renierait pas un vin jaune de Château Chalon. Pour la petite histoire, il a été élaboré essentiellement avec du fromenteau, appelé pinot gris sous les cieux alsaciens et pinot beurrot autrefois en Bourgogne. Rappelons qu'à cette époque, le célèbre chardonnay n'existait pas encore. Ces fameux pinots gris venaient de la montagne de Reims et plus spécialement de Sillery qui avait une haute réputation. Aujourd'hui, Sillery, qui a perdu de sa superbe, est planté, à quelques hectares près, de pinot noir. Comprenne qui pourra.

Une dégustation historique

Une telle dégustation n'est pas prête de se renouveler. Il ne reste plus que deux bouteilles de 1825 «et ce n'est pas demain que nous les ouvrirons», comme le signale Olivier Cavil, le directeur de la communication de Perrier-Jouët, organisateur de la manifestation. Et Serena Sutcliffe, directeur du département vins de Sotheby's, de rajouter, «il est virtuellement impossible d'assigner une valeur au 1825. Nous n'avons jamais vu un champagne pareil sur le marché. Il s'agit tout simplement d'une dégustation historique !». Rappelons qu'en 1825, Victor Hugo n'avait pas écrit ­Hernani (représenté en 1830 avec la fameuse bataille), Berlioz ne songeait pas encore à composer La Symphonie fantastique (1830), et la France sacrait à Reims son dernier roi Charles X. C'était il y a 184 ans !

Organisatrice de l'événement, la maison Perrier-Jouët appartient depuis 2001 à Pernod Ricard qui l'a trouvé dans la ­corbeille de rachat de Seagram. Si Perrier-Jouët est toujours une des toutes premières de la champagne, elle était il y a un siècle la marque leader de la région. Elle a été fondée en 1811 par Pierre-Nicolas-Marie Perrier-Jouët qui auparavant vendait des bouchons à ses futurs confrères, ce qui explique peut-être la remarquable qualité de ceux-ci. Elle s'est beaucoup développée en pariant très tôt sur le marché anglais, idée de génie, et en privilégiant l'élégance chardonnay dès le début du XXe siècle, ce qui est flagrant dans la dégustation. Elle l'a fait pour se distinguer des autres marques qui préféraient la puissance du pinot noir.

Cette superbe dégustation ne laisse qu'un regret. Il ne reste pas une seule bouteille de la date de fondation de Perrier-Jouët, 1811, le millésime le plus célèbre de tous, connu comme l'année de la comète, décrit comme fabuleux dans toutes les chroniques de l'époque et introuvable depuis longtemps. En attendant de le dénicher, le 1825 n'est pas un mirage. Mais il ne reste plus que deux bouteilles…


Plus anciennes du monde du vin au Resort Graycliff


Qu'advient-il des plus anciens vins du monde? Beaucoup de bouteilles siéger dans des collections privées, certaines restent sous la garde de la cave d'origine (comme plus ancienne de champagne dans le monde qui a été récemment ouvert) et d'autres sont dans les caves restaurant. Au restaurant Graycliff à l'Hôtel Graycliff aux Bahamas un des plus anciens vins du monde, est en résidence. Le restaurant, qui sert une cuisine fusion des Bahamas, a une cave à vin complet qui comprend le 1727 Rüdesheimer Apostelwein de Bremer Ratsfeller dans le "Rheinghau" région d'Allemagne qui est considéré comme le plus vieux vin buvable. La bouteille et la date de l'étiquette dans les années 1950 quand le vin est soutiré de la barrique qui reste dans la ville de Brême.

Si vous préférez quelque chose d'un peu plus jeune, il ya toujours de 1865 Château Lafite et bien sûr, toute une série de millésimes modernes dans une large gamme de prix. La cave à vin a plus de 275.000 bouteilles avec plus de 4000 pièces provenant de 15 pays. Graycliff possède également un Cognacteque, une collection unique de Cognacs, Armagnacs et des ports qui peuvent être jumelés à l'un des cigares humidor de Graycliff's. Un dîner en moyenne pour deux coûte 150 $ sans compter le vin.
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